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Les Anglaises de Versailles, fantômes ou faille
spatio-temporelle ?
Au
château de Versailles, deux institutrices anglaises, lassées de suivre
le groupe du voyage organisé auquel elles appartenaient, préférèrent
flâner nonchalamment dans les jardins. Elles furent saisies d’une
sensation étrange. En effet, le temps sembla s’arrêter tout autour
d’elles. Le arbres semblèrent figés et le silence total. Elles
reconnaîtront par la suite que cette impression de vide absolu dura
réellement une fraction de seconde… Il s’agissait plus d’une impression
que d’un fait bien réel.
Tout
ceci se produisit au moment où, dans un kiosque construit au milieu
d’une petite clairière, elles virent une jeune femme, vêtue d’un
magnifique costume du 18ème siècle, qui pleurait en silence.
Ne voulant pas la déranger, nos deux institutrices empruntèrent une
allée et sursautèrent à la vue d’un homme, habillé lui aussi de
vêtements d’époque. Il les croisât, son regard était grave et soucieux.
Elles le suivirent du regard et le virent rejoindre la jeune femme du
kiosque. Ils parlèrent et les sanglots de la femme redoublèrent.
Les
deux anglaises poursuivirent leur promenade intriguée par ces deux
personnages. Elles pensèrent à une équipe de tournage d’un film ou d’un
documentaire mais une fois arrivé au château, elles ne virent ni
matériel, camion ni quelconque metteur en scène.
Elles
racontèrent cette rencontre à un guide qui fut assez dubitatif quant à
la véracité des faits. En parlant, elles reconnurent sur un tableau la
jeune femme du kiosque : c’était Marie-Antoinette. Le guide leur montra
un autre tableau, d’un jeune homme qu’elles reconnurent aussitôt ; c’est
lui qui avait annoncé à la Reine que le peuple marchait sur Versailles.
En décrivant, avec de nombreux détails le kiosque, le guide réussit à
l’identifier et le leur montra sur une petite peinture. C’était bien
lui. Or au moment où s’est déroulée cette rencontre, le kiosque était
détruit depuis de longues années...
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