Pourquoi chercher le
bonheur si loin alors que bien souvent il peut être à côté de nous et
même en nous. Il suffit de se donner les moyens de le découvrir...
A qui s’adresse la
thérapie ? Qui sont les psys ? Comment choisir son Thérapeute ? A-t-on
vraiment besoin de la psy ? A travers plus de cent questions que tout
le monde se pose, nous allons découvrir avec ravissement, humour,
clarté et précision tout ce qu’il faut savoir et ce que l’on peut
faire concrètement avec l’aide de la ”psy“, pour avoir une attitude
positive face à soi-même et à sa propre vie, pour son épanouissement
personnel, et, pourquoi pas, découvrir le bonheur….
Comment avez-vous
découvert la psy ?
« Comme tout un chacun, nous sommes entrés à tâtons dans ce
domaine… à qui se fier et se confier ? Nous avons trouvé déroutant de
faire ce voyage sans être informé de l’aide que nous pouvions espérer
exactement de la psychothérapie, de la psychanalyse et des différents
praticiens. Au début de notre travail personnel, nous ne savions à
quoi nous attendre, nous faisons confiance sans avoir de réels
critères de jugement, et sans être sûr d’être sur le bon chemin. C’est
la raison pour laquelle nous avons décidé de rédiger un ouvrage, en
nous basant sur toutes les objections, les critiques et les peurs,
parfois très surprenantes, que nous avons entendues de la bouche de
ceux qui, attirés pourtant ou intrigués au mois, hésitent à s’engager
dans cette voie. »
Comment savoir que
nous avons besoin de faire une thérapie ?
« Il se peut que nous traversions une épreuve, un moment
particulièrement difficile, ou bien au contraire que nous nous
traînions dans un état qui ne nous satisfait pas. Nous ne comprenons
rien : tout marchait bien et soudain rien ne va plus. Notre santé
lâche, nous ne faisons plus face au travail, nous nous sentons l’ombre
de nous-mêmes. Nous essayons de réagir à coup de volonté, en sentant
que cela ne fonctionne plus vraiment : nous perdons pied. Nous avons
besoin d’aide. »
Et pourtant l’idée
d’aller voir un “psy” peut être tout à fait rebutante.
« Cela fait partie du panorama des choses que nous voudrions
éviter. Se sentir mal, souffrir, n’est pas une “faiblesse”, c’est le
signe que nous devons réfléchir à notre vie. Nous avons besoin
d’élever notre pensée et d’apprendre à traverser la souffrance comme
des hommes et des femmes du XXIème siècle. La psychologie est la
première réflexion philosophique qui inclut le corps et les émotions,
s’appuie sur la réalité et la poursuite du bien-être, et non sur une
idéologie. »
Alors faut-il faire
une thérapie ?
« Nous avons besoin d’être fort, surtout dans la vie actuelle,
mais l’étrange et ironique paradoxe est que, pour être fort, nous
devons rencontrer notre faiblesse, nos émotions, notre vulnérabilité.
Comment nous défendre si nous ne connaissons pas notre talon d’Achille
? Nous pouvons évoluer par toutes sortes de chemins différents,
découvrir de multiples disciplines comme la relaxation, le
développement personnel en stages, la sophrologie, la religion, les
cercles de réflexion, la lecture… la psychothérapie n’est pas une
fatalité ! Mais c’est une voie unique, une maïeutique, une initiation.
»
Pourquoi raconter
va-t-il changer quelque chose ?
« En parlant et en racontant, vous allez pouvoir vous mettre
d’accord avec vous même, avec votre besoin premier d’exprimer votre
vécu et les émotions correspondantes. Le thérapeute vous écoute, vous
comprend et fait la juste part des choses. Parler, manifester notre
vécu douloureux à quelqu’un d’extérieur à notre cercle familial, est
une réparation de notre être profond, une réhabilitation de notre
individu face au monde et à la vie. »
Qu’apporte le fait
de faire un thérapie ?
« Par la thérapie, nous devenons “lettré des émotions”, nous
allons mieux connaître ce qui se passe en nous. Avec la connaissance
plus grande de nous-mêmes, nous devenons plus heureux. Nous osons nous
dévoiler et nous nous sentons moins enfermé, plus libre. Nous cessons
d’endosser la culpabilité qui ne nous concerne pas, et nous sommes
plus actif lorsque nous sommes réellement concerné. »
Est-il juste de
dépenser autant d’argent sur le budget de la famille ?
« Dans certaines circonstances de la vie, il y a des dépenses
imprévues que l’on hésite pas à faire. Nous nous posons à peine la
question et nous disons que cela va s’arranger et que l’on va se
débrouiller. Dans notre société, nous avons rarement le droit d’être
faible, d’avoir des états d’âmes ou d’être trop sensible, surtout pour
les hommes qui doivent donner l’image de la force, la puissance, la
maîtrise et le contrôle en toutes circonstances. Il est donc plus
facile de dépenser de l’argent pour le matériel que pour soigner notre
être ou notre esprit. »
Pourquoi les “psys”
prennent-ils aussi cher ?
« Donner une somme d’argent au thérapeute avant d’avoir pu
ressentir les bienfaits du traitement, ou donner de l’argent à
quelqu’un pour qu’il écoute notre détresse, peut apparaître comme une
escroquerie, une injustice ou un manque de générosité, c’est vrai. Une
thérapie s’évalue dans le temps. Le lien qui sera créé avec le
thérapeute et le processus thérapeutique ne se réalise pas aussi vite
que l’effort financier à consentir. Chaque professionnel détermine le
montant de ses honoraires en fonction de sa valeur ou de ses
convictions, c’est-à-dire sa spécialité, sa spécificité, son savoir
faire, sa notoriété. Le thérapeute offre un service en échange d’une
rémunération. Il propose toute son expérience de l’être humain et de
la relation à l’autre, un lieu, un espace protecteur et chaleureux, la
confidentialité, son temps. »
Pourquoi a-t-on
l’impression qu’ils escroquent les gens ?
« Le prix n’indique pas tout, c’est pourquoi il est important de
bien choisir son thérapeute au-delà du rapport notoriété/Cherté. Ce
n’est pas parce que tel thérapeute est cher et connu qu’il est le
meilleur, seuls la qualité du lien et les compétences sont
importantes. Faire payer, c’est aussi montrer au patient qu’il détient
un pouvoir et la liberté de l’utiliser. Il est important de dépasser
le tabou de l’argent et d’être bien clair sur cette notion. »
Pourquoi de nombreux
thérapeutes demandent-ils à être payés en espèces ?
« Quant un patient apporte de l’argent pour sa séance, il
matérialise sa démarche et la rend consciente. Le processus
thérapeutique n’est pas qu’une affaire de mots ou d’idées que l’on
brasse dans notre esprit, comme notre argent n’est pas seulement une
somme sur un relevé de compte ou un chèque, mais bien un acte concret.
Ce procédé permet donc au patient de se placer dans sa réalité
d’adulte et évite qu’il soit porté éternellement par son thérapeute. »
La thérapie est-elle
bonne pour les enfants ?
« Oui, la thérapie est bonne pour les enfants mais pas
n’importe quelle thérapie. Sauf cas grave, une thérapie d’enfant
devrait toujours être brève, de quelques séances à quelques mois.
J’aime les thérapies faites avec les parents. La problématique des
enfants s’articule en général autour de la relation avec les parents,
les frères et sœurs, et dans tous les cas les parents doivent se
sentir impliqués sinon ils risquent de démolir le travail effectué,
malgré leur désir de mieux être pour l’enfant. »
Dans quel cas
consulter pour un enfant ?
« Lorsque votre enfant se sent malheureux, s’il pleure souvent,
présente des troubles du caractère, travaille mal en classe ou au
contraire s’angoisse anormalement pour ses résultats scolaires, est
particulièrement jaloux, se renferme, s’il n’a pas de camarades, est
arrogant ou anormalement sensible à la douleur des autres; lorsqu’il a
un comportement particulier que vous ne retrouvez pas chez les autres
enfants, ou encore si les adultes de l’entourage vous font souvent des
réflexions à son sujet. »
Faut-il être
particulièrement intelligent pour faire une thérapie ?
« Il n’est pas forcément nécessaire d’être particulièrement
intelligent pour faire une thérapie, mais il s’agit tout de même d’une
démarche qui attire les intellectuels et qui, au premier abord, paraît
subtile ou difficile. Plus on est intelligent, plus l’on sera tenté de
faire une telle démarche, et plus on la fera facilement, a priori,
mais en fait c’est plus compliqué que cela : la qualité la plus grande
est l’ouverture d’esprit et la capacité à se remettre en cause. »
Comment choisir une
thérapie sérieuse et efficace ?
« En rencontrant plusieurs thérapeutes avant de faire votre choix,
en n ’hésitant pas à leur demander comment ils mènent leur travail,
quelle est leur formation combien de temps ils gardent leurs patients,
de quelle durée est la thérapie, etc. Une thérapie complète dure
environ 4-5 ans, comme l’apprentissage de base d’un sport ou d’un art.
Au-delà votre thérapeute n’est pas compétent, ou ne comprend pas votre
cas. »
Certaines personnes
préfèrent aller voir un voyant, cela coûte moins cher et remonte le
moral…
« Il est vrai qu’en général les voyants sont plutôt des gens
compatissants et qui remontent le moral. Mais comme il, ou elle, vous
dit ce qui va survenir, vous ne faîtes pas d’effort d’analyse de la
situation. Elle vous rend passif et même dépendant, surtout si elle
vous conseille bien. Le conseil des voyants est une relation de type
parental. La psychothérapie n’est pas une relation de conseil, mais
une véritable stimulation de la réflexion. Toutefois un thérapeute
doit savoir être chaleureux et réconfortant comme le voyant, surtout
en début de thérapie. »
Comment trouver un
bon thérapeute ?
« Un bon thérapeute est aussi difficile à trouver qu’un bon
boulanger. Il y a toutefois des éléments à connaître. Lors du premier
entretien, le thérapeute va vous demander ce qui vous amène et ce que
vous attendez de lui. Vous devez pouvoir lui poser des questions sur
lui-même, sinon fuyez ! Vous devez pouvoir connaître sa formation,
puisque le titre de psychothérapeute n’est pas protégé en France. Il
doit avoir une formation théorique en psychologie, psychanalyse, ou un
type de psychothérapie, et sa propre analyse. Si vous détectez chez le
thérapeute des comportements de nervosité ou de malaise physique,
fuyez !. »
Et bien au-delà de
la thérapie…
« La thérapie est notre voie vers la liberté, vers la conscience,
vers l’humour, vers le bien-être, vers l’amour, vers le talent, vers
la réalisation, vers la sensibilité, vers la solidité, vers la
compassion, vers la sincérité, vers l’enthousiasme, vers la joie… et
au-delà il y a la Vie ! Et une grande aventure : la Vie et Vous…. »
Quelques
définitions :
La psychologie,
branche de la philosophie jusqu’à la fin du XIXe s., est devenue
aujourd’hui une science, en recourant en particulier à la méthode
expérimentale, aux statistiques et aux modèles mathématiques. Elle
s’est simultanément divisée en plusieurs domaines, suivant l’objet
étudié : les comportements animaux, l’étude des réactions
physiologiques, celle du développement de l’enfant, de son orientation
scolaire, l’étude des divers comportements individuels en relation
avec le système nerveux, notamment du langage, l’étude des
performances individuelles comparées, enfin celle des comportements en
groupe.
La sophrologie
est une démarche qui consiste à induire un niveau de conscience situé
entre l’état de veille et de sommeil. Dans cet état, la personne peut
apprendre à se relaxer consciemment et à travers la suggestion,
substituer des images positives aux émotions négatives.
Quelle est la
différence entre un psychanalyse, un psychiatre, un psychologue, un
psychothérapeute et un sexologue ?
Le psychiatre a
fait des études de médecine puis une spécialisation en psychiatrie. Il
a appris a reconnaître différentes pathologies et à prescrire des
médicaments en fonction des besoins. Il n’a pas étudié la psychologie,
c’est-à-dire le fonctionnement émotionnel et cognitif de l’être
humain, et n’a pas besoin d’avoir fait sa propre thérapie personnelle
pour exercer.
Les psychologues
ont fait des études de psychologie à l’université. Ils ont des
connaissances théoriques et sont capables de faire des tests, de
recrutement par exemple, ou des teste d’intelligence. Certains font
leur analyse et deviennent alors psychothérapeutes ou psychanalystes.
Les psychanalystes
ont fait leur analyse personnelle avec un psychanalystes freudien,
puis ils ont entrepris une analyse didactique, c’est-à-dire une
analyse d’apprentissage avec deux ou trois patients, sous contrôle
d’un psychanalyste. Ils ont aussi appris la théorie en étudiant les
textes de Freud.
Les
psychothérapeutes ont fait sensiblement le même parcours que les
psychanalystes mais dans des écoles différentes et plus modernes. Les
thérapies sont plus courtes. Leur formation théorique peut être
variée, en général dans le domaine des sciences humaines et dans
différentes écoles de thérapie.
Le sexologue est
un psychothérapeute qui s’est spécialisé dans le traitement des
troubles sexuels. Le fond du traitement, après examen médical chez un
spécialiste, gynécologue ou andrologue, est émotionnel.