(D’après Johann Mathieu,
étude de 1975.)
Apparitions, spectres,
ectoplasmes, fantômes, poltergeists ou esprits frappeurs. Les morts
reviennent hanter les vivants recouverts de draps blancs et agitant les
chaînes qui les retiennent dans notre monde. Dès l’antiquité, le philosophe
Athénogore ayant acheté une maison, rapportait qu’elle était hantée. Un
vieillard lui étant apparu en lui faisant signe de le suivre ; ce qu’il fît.
Le fantôme le conduisit dans un endroit isolé du jardin et disparut après
avoir indiqué le sol. Athénogore fit creuser à cet endroit là et on
découvrit un squelette. Une sépulture décente fut construite et jamais plus
on ne vit ce fantôme. Les romains croyaient réellement aux fantômes à tel
point que leur législation prévoyait une possibilité de rupture du contrat
de location d’une maison si elle se révélait hantée. Le Egyptiens pensaient
que nous avions tous un double qui restait au moment de notre décès entre le
monde des morts et des vivants afin de vérifier que les derniers hommages
étaient correctement rendus au défunt. Dans le cas contraire, ce double
hantait les descendants Nous retrouvons des traces de «pluies de pierres»
dans divers documents anciens. Une comédie de PLAUTE, la Mostellaria, a pour
sujet une maison hantée. Jusqu’à la révolution, les fantômes étaient pris
très au sérieux. On pouvait, en effet, faire annuler un acte de vente pour
cause de « manifestations fantomatiques ». Ce motif existe toujours en
Italie. Le Parlement de Bordeaux, jadis, a souvent tranché des litiges de ce
type par l'application de cette loi, alors que rapidement le Parlement de
Paris fut plus circonspect et hésitait à donner raison au plaignant.
MAXWELL, l'auteur des «phénomènes psychiques» qui fut procureur général près
la Cour d'Appel de Bordeaux, a retrouvé trace de nombreux écrits et arrêts
rendus par le Parlement de la ville au 18è siècle, d'où l'importance de la
part des juristes d'un travail en parapsychologie.
Les Poltergeists ;
Cette expression vient de l'allemand et signifie «esprit frappeur»,
caractérisant à l'origine ce que l'on nomme «raps», soit des bruits
(vibrations moléculaires) de toute nature et de toute intensité (d'origine
inconnue) que l'on rencontre donc fréquemment dans des maisons dites
hantées. Ce mot «poltergeist» prend sur le registre des interprétations une
place particulière liée à l'hypothèse spirite sous-jacente qui avait au
siècle dernier une valeur prépondérante. Le mot « hanter » pris dans le sens
de « fréquenter, visiter fréquemment », s'applique parfaitement bien aux
«hantises» décrites au début du siècle par des chercheurs comme Ernest
Bozzano qui mena dans les années 20 les premières expériences sur les lieux
hantés. Ces événements correspondaient à des phénomènes de hantise de type
subjectif (pouvant aller jusqu’à l'objectivation), appelés aujourd'hui
percipience. La parapsychologie était alors en gestation. Un autre sens pour
le mot hanter, propose : influence d'une personne ou d'un groupe... Il est
intéressant de constater à travers ces deux définitions l'évolution
implicite des idées qui correspond historiquement à une transformation
réelle de l'approche du phénomène : nous sommes allés d'une approche dirigée
vers l'extérieur (spiritisme et magnétisme), à une approche tournée vers
l'intérieur, vers l'Homme, mettant en jeu des techniques relevant de la
psychologie, de la sociologie, de la psychanalyse, etc... Les américains et
l'A.S.P.R.(American Society for Psychical Research, fondée en 1884 par
William James) emploient cette formule : R.S.P.K., qui signifie : phénomène
PK spontané récurrent (qui revient ou semble revenir sur lui-même) formule
qui caractérise ce que nous appelons la petite hantise dans laquelle un
sujet tient une place prépondérante. Pour de nombreux chercheurs et
scientifiques, petite hantise et poltergeist sont devenus synonymes. L'
incident paraît lié à un individu en situation conflictuelle, généralement
d'âge pubertaire, qui extériorise des conflits par l'intermédiaire du
vecteur Psi. Cette extériorisation, sur un plan matériel, peut prendre
toutes les formes possibles (raps, télékinésie, apports, bruits, odeurs,
déplacements d'objets, destruction, disparition, etc...). Il n'y a aucune
limite que celle de l'imagination. La petite hantise se définira
objectivement comme un événement limité dans le temps et dans l'espace en
relation avec un groupe social restreint centré sur un individu. La
terminologie classique oppose à ces manifestations la grande hantise qui
semble ne pas être liée à un individu particulier et se produire sur une
séquence beaucoup plus longue (Jusqu'à plusieurs siècles). On peut définir
la grande hantise objectivement comme un événement PSI spontané se
produisant dans le même lieu. Nous nous apercevons que les phénomènes
observés dans la grande hantise s'insèrent dans la phénoménologie du PSI et
sont fréquemment du même type (exemple : raps, apports, etc.) mettant en
scène un thème qui gravite autour d'une histoire réelle ou d'une légende,
connue par une population importante. Nous connaissons l'hypothèse spirite,
occultiste, chrétienne, tellurique, et celle de la psychométrie ou mémoire
des murs. En Europe, comme aux U.S.A., la distinction est toujours très
nette entre petite hantise et grande hantise. De plus, pour les grandes
hantises, la question est laissée en suspens... faisant planer un doute...
un résidu de mythe, qui se trouve être un élément dynamisant d'une
importance considérable auprès du public américain.
Les phénomènes de hantises
de retrouvent dans tous les départements et tous les milieux, à la ville
comme à la campagne. Leur durée varie de quelques heures à plusieurs années.
Les chroniques rapportent que vers l'an 1000 il plut des pierres près du
château de Joigny, durant trois années, sur la maison d'un gentilhomme, sans
jamais blesser personne. Aujourd'hui, les phénomènes de hantise surviennent
toujours, bien que leurs formes se soient modifiées; bon indice qui
renseigne sur la transformation sociologique de la Société : Patriarcat,
Famille, Travail, valeurs en décadence, remplacées par l'importance des mass
media, de plus en plus influentes et dont le meilleur outil est la vitesse
de l'information. Une observation nous conduit à déterminer l'épicentre des
manifestations, bien souvent, autour d'une jeune personne. Si on l'éloigne
du lieu de la manifestation, les phénomènes cessent. La méthode de
l'éloignement du sujet est maintenant employée rapidement pour faire cesser
ces phénomènes qui, au-delà de l'intérêt parapsychologique, sont de
véritables épreuves subies par les familles au sein desquelles existait un
climat favorable à une telle éclosion... Et le milieu dans lequel le
phénomène se produit induit les premières réactions (le sujet n'est pas
toujours découvert). Chez les uns, on fera appel à un prêtre qui pratiquera
en général un exorcisme, dans le but de chasser l'esprit du mal, ou bien on
fera appel à un «voyant» ou «sorcier» qui essayera de transférer les forces
maléfiques. D'autres auront recours à la force publique dans le but de
capturer le mauvais plaisant. Mais toutes ces méthodes ne donnent pas
toujours le résultat escompté. Il faut alors procéder autrement !!
Aujourd'hui beaucoup ont recours à un psychothérapeute ou à une équipe de
spécialistes. Les forces de l'ordre tendent maintenant à limiter leur
intervention au minimum, sauf s' il y a dépôt de plainte, et conseillent aux
intéressés de consulter un psychiatre. Les cas où il est fait appel à la
force publique sont une source de documents très importante recueillis ou
observés par des personnes assermentées.
Observations de Phénomènes
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Grêle de projectiles
Cette catégorie de phénomènes est
très riche, et particulièrement intéressante de par ses aspects
sociologiques, physiques et psychophysiques. Les témoins de chaque affaire
sont beaucoup plus nombreux (plus de 50 ou de 100 personnes observent
généralement ces phénomènes). Ces témoins appartiennent à un groupe défini
en relation plus ou moins étroite avec la maison hantée (voisins, les
habitants du village). D'où son caractère plus collectif. La durée et
l'intensité des manifestations produites, se modifient dans ce sens. La
quantité d'énergie disponible est considérable. Les phénomènes ne suivent
pas les lois classiques de la physique (gravitation, thermodynamique)
Quelques cas célèbres :
Mâcon 1662 Grêle de pierres,
500 grammes, très chaude, tombe verticalement
Paris 1860 Grêle de pierres,
500 grammes, ont couvert le sol de la chambre. Les pierres arrivent par la
fenêtre ouverte. Les volets fermés, les pierres passent par une fente en
prenant la forme plate.
Siculiana (Italie) 1910,
Grêle de pierres, 100 grammes, grande lenteur, comme portées. Les pierres ne
blessent pas. (Ce qui est généralement le cas, même si elles atteignent des
personnes.)
Ardin 1928, Grêle de pierres,
200 à 400 grammes, étendue restreinte de 50 m.
Ruines 1926, Grêle de
pierres, 100 à 400 grammes, manquant rarement leur but ce qui paraît
demander une certaine habileté.
Alpes Maritimies 1936, Grêle
de pierres, 2 à 500 grammes, les cailloux prennent doucement contact avec le
sol. 1945 Déplacements d'objets (flacon plat, tiède d'un côté, froid de
l'autre).
Les pierres tombent sur une
surface limitée, ce qui est généralement le cas comme à Ardin sur une
étendue de 50 m, ou à Savigny sur le perron de la maison devant la porte de
la cuisine, ou comme à St-Victor-la-Coste en 1937, les pierres tombent dans
la maison par un trou de 7 cm existant dans la toiture. Certaines maisons
sont bombardées avec du charbon, des boulons, des morceaux de bois (qui
souvent se trouvent à proximité).
Déplacements d'objets, grêles de
projectiles
A St-Georges-du-Vièvre, ce
sont les flacons placés près des médailles de St Benoît qui tombent et se
brisent sur le sol après le départ du curé venu exorciser la maison. A
Savigny, le 6 janvier 1934, après quelques centaines de pierres, un nouveau
projectile est lancé à Monsieur R., c'est une baguette de coudrier ployé en
triangle, dont les pointes sont liées dans 5 pièces de nickel de 5 centimes.
Monsieur R. «s'accrochait» toujours à une explication rationnelle des
phénomènes et avait déclaré quelques jours plus tôt : «Ceux qui nous
envoient des pierres feraient mieux de nous envoyer de l'argent...»
Pourquoi ces jets de pierres
si souvent observés dans les cas de hantise ? Il nous faut sans doute
remonter aux premiers âges de l'humanité, lorsque la lapidation était
pratiquée pour tuer ou éloigner un membre banni de la communauté. C'est donc
un acte violent et primitif. Cela souligne l'aspect collectif du phénomène.
Si nous avons quelques rares cas où les grêles ont complètement détruit
l'habitat, dans nos sociétés occidentales où le sur-moi de l'individu est
beaucoup plus fort, la destructions' arrête le plus souvent à quelques
tuiles et aux vitres de l'habitation. La même hypothèse peut s'appliquer au
fait que les pierres ne blessent pas, même si elles touchent une personne.
La Télékinésie
A travers des centaines de
cas on a souvent remarqué des déplacements d'objets de toute nature (table,
vêtements, objets de toutes sortes et de toutes tailles ....) A
St-Gorges-du-Vièvre, en 1930, un mortier de 22 kg fait un saut de 1 mètre et
retombe sur le sol brisant un pavé. (ce même mortier sort plus tard d'un
placard fermé d’où pénétration de la matière). A Savigny, 1932, un clapier
est déplacé. Or, pour le transporter à sa place, il avait fallu 6 personnes.
Dans d'autres cas : un manteau se promène à travers la pièce, le bras étendu
comme si une personne l'occupait, un meuble se déplace lentement comme si
quelqu'un le poussait.
Autres phénomènes observés dans les
hantises
Phénomènes thermiques
: souffle froid. Pyrobatie : des charbons ardents apparaissent sans brûler
les individus et les objets avec lesquels ils entrent en contact. Des sujets
tombent dans le f eu sans en ressentir les effets. Phénomènes auditifs
:bruits divers (chaîne, plainte, soupir, voix, coups, etc...) Phénomènes
olfactifs : odeurs diverses, souvent nauséabondes. Phénomènes visuels :
brouillard, fumée, lueur, forme ectoplasmique humaine et animale. Phénomènes
tactiles : des individus sont touchés, frappés généralement par une main.
Phénomènes mécaniques: éclatements de lampes (14), billets écrits, etc...
Conséquences des
phénomènes : des dégâts mineurs ou importants peuvent se produire
(destruction de vaisselle, démontage d'appareil, destruction de vitres,
etc.) Des nuisances répétées, des disparitions et des déplacements
systématiques d'objets troublent le climat de la cellule familiale au point
de déclencher dans certains cas une véritable psychose. Des actes criminels
pourront être commis, destruction complète d'une demeure par jets de
pierres, incendie, des personnes peuvent même trouver la mort d'une manière
toujours indirecte. Les moyens d'investigation (caméra vidéo, magnétophone,
appareils de mesure, etc.) permettent une exploration physique et
psychologique authentifiant parfaitement le phénomène, mais deviennent
également des variables parasites qui gênent et induisent souvent des
manœuvres frauduleuses. Le problème de la mystification est posé.
Mystification et imposture
Ces variables parasites
peuvent être tout simplement les spectateurs tentant de vérifier de visu ce
qui se transmet de bouche à oreille. C'est ainsi qu'un individu qui est
convaincu que la fraude existe ou qui en a le désir inconscient. ne pourra
rien constater ou seulement des phénomènes frauduleux. La situation est
d'ailleurs identique à celle observée dans les expérimentations avec médium.
Aujourd'hui encore, beaucoup de personnes mal informées sur le problème
parleront de fraude ou d'hallucination. C'est ce que les journaux ont bien
souvent relaté avec des titres à sensation depuis de nombreuses années :
«L'esprit frappeur était un adolescent de quinze ans», «La hantise de… enfin
résolue, un jeune homme avoue avoir mystifié son entourage depuis le début»,
etc Le cas PUSRUCK (Allemagne 1972) avait débuté quelques mois plus tôt,
après la mort de la grand-mère. Les phénomènes furent localisés autour des
deux fillettes de la maison (raps et deux déplacements d'objets). Le
professeur BENDER et son assistant Louis BELLANGER s'étaient déjà déplacés
par deux fois, d'une part pour enregistrer les manifestations et d'autre
part pour expliquer à la famille le caractère naturel de ces événements. Ce
travail d'hygiène mentale est indispensable, l'action doit porter aussi bien
sur le sujet que sur la cellule familiale. Dans ce cas précis le
psychothérapeute avait pris le relais, aidé en cela par le curé de la
paroisse, véritable expérimentateur, qui enregistra les bruits en prenant
des photographies simultanées des fillettes allongées sur leur lit
complètement découvertes, les bras croisés. Quelques mois plus tard les
phénomènes reprirent et une équipe se rendit à PUSRUCK avec un équipement
important (2 magnétoscopes, 4 magnétophones UHER). La camionnette installée
derrière la ferme devint rapidement une petite régie et la chambre un
véritable studio d'enregistrement pour deux vedettes en herbe. Dans de
telles conditions, on peut comprendre que ces variables parasites induisent
des manipulations frauduleuses qui ont été constatées.
Observation des sujets
Théorie des déclencheurs
Longtemps la hantise fut
décrite comme un phénomène spontané, sans cause apparente. Depuis le début
du siècle l'accent fut mis sur l'adolescent pubertaire qui, par un
déplacement de l'énergie sexuelle, provoquait des manifestations.
Facteur de type objectif
- vente de la propriété :
Lot-et-Garonne 1947. - Savigny-le-Vieux, Manche, 1932, départ en retraite. -
Mort : Pusruck 1972 (grand mère). - Mort : Ile-et-Vilaine, 1938, «les faits
ont commencé le jour où ma tante était sous le suaire. - Evénements
traumatisants : 1933, quelques jours auparavant la jeune fille de 13 ans
avait été suivie par un exhibitionniste. - veuvage plus ou moins récent.
Les phénomènes semblent donc
débuter à la suite d'un choc affectif important qui peut immédiatement être
mis en avant. Dans d'autres cas le problème devient plus complexe; les
déclencheurs objectifs semblent ne pas exister mais nous constatons la
présence de personnes qui peuvent perturber la cellule familiale, problème
d'ordre psychopathologique à approfondir
- un enfant handicapé
physique à Valence en Brie (1896); - une employée (bonne, servante) : La
Ruine (1936) et Savigny (1932) - un neveu chez son oncle en Ille-et-Vilaine
(1937); - un enfant de l'Assistance Publique en Côte d’Or (1949) et en
Meurthe et Moselle (1945); - un enfant chez ses grands-parents dans le Doubs
(1944) etc...
Facteur purement
psychologique
Dans d'autres cas, aucun
élément physique nouveau ne pourra être décelé et souvent les manifestations
seront produites par un enfant en conflit avec sa famille ou un des membres
(Seyssuel 1930). C'est donc un déclencheur purement psychologique dû à un
changement important dans la psychologie de l'enfant, par rapport au milieu
dans lequel il évolue. Nous touchons ici au jeu des relations
interindividuelles conflictuelles, qui semble être à :' origine des
manifestations, d'où la prépondérance du facteur psychologique qu'il soit
induit objectivement ou subjectivement. Il y a toujours une transformation,
une modification des relations interindividuelles.
Etat Physiologique
L'observation centrée sur le
sujet renseigne souvent lorsque les documents le permettent sur son état au
moment où les phénomènes se produisent.
- La Ruine en 1936 : Jeune
domestique reconnue «malade» pendant la durée des troubles. - La Perrière
(Orne) en 1846 : Jeune fille de 13 ans, son pouls variait entre 105 et 120
pulsations minutes - Lot et Garonne en 1949 : Jeune fille de 13 ans
ressentant une certaine contraction à la poitrine allant parfois jusqu'à
l'oppression. - Seyssuel en 1930 : Une fillette en proie à une crise
nerveuse. Je sens que cela m'étouffe : une tasse se brise, j'étais très
énervée. - Héricourt en 1932 : Jeune garçon de 13 ans, nerveux. Présentait
depuis quelques temps un comportement inhabituel, bizarre. - Alpes Maritimes
en 1936 : Garçon de 15 ans, l'attitude et les gestes parurent bizarres au
cours de l'interrogatoire. - Deux Sèvres en 1943 : «Tout cela se passait
indépendamment de ma volonté.»
La description de ces
symptômes permet de conclure que les individus sont dans un état second qui
s'apparente à la transe et montre une fois de plus l'unité des phénomènes
Psi quant à cette condition indispensable pour leur production.
La hantise de
Saint-Georges-du-Vièvre en 1930, est intéressante car il est le seul
témoignage de ce type que nous connaissons : le curé a laissé son eau bénite
et ses médailles de Saint Benoît dans sa sacristie et emploie une technique
psychothérapeutique plus efficace. Extrait de la lettre : «... j'ai fait
sauter la bonne de 14 ans que j'ai soupçonnée d'être un médium conscient ou
inconscient. Le mal a cessé instantanément sans que je me déplace de chez
moi. Quelques uns de mes confrères ont souri, d'autres ont blagué. je ne me
prononce pas, je constate le fait seulement.» Faisant appel aux théories
freudiennes de la libido, certains ont limité le problème en le réduisant à
un désordre sexuel. La libido telle que la définit Jung éclaire beaucoup
cette question. Elle est synonyme de l' énergie psychique en tant que valeur
psychologique caractérisant avant tout l'intensité du processus en cours.
Dans d'autres cas, l'adolescent est plus âgé, mais nous avons la
quasi-certitude qu'il est toujours impubère. L'interprétation reste délicate
en ce sens que le sujet n'est jamais seul et qu'il appartient à un groupe
avec lequel il entre en réaction. Les expérimentations avec ces sujets en
laboratoire donne rarement des résultats supérieurs à la moyenne. Le fait
que cette jeune bonne ait une relation sexuelle ou s'éloigne du groupe
revient au même : c'est une technique naturelle de psychothérapie qui
transforme donc le champ des relations interindividuelles.

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