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Science naturelle inconnue. C’est ainsi que certains
définissent la magie. D’autres rajoutent que la magie commence où s’arrêtent la
science, la physique et la biologie. Le magicien ne doit pas être confondu ou
assimiler à l’illusionniste ou au prestidigitateur qui utilisent des « trucs »
pour faire croire aux pouvoirs qu’ils n’ont pas. Comme l’alchimie, la haute
magie possède des symboles impossibles à comprendre ou à interpréter pour le
non-initié. La haute magie repose sur le principe que nous sommes environnés de
forces mal connues et invisibles que l’on nomme les fluides. Ils sont divisés en
trois catégories : Les fluides vitaux (fluides d’origine humaine), les fluides
magnétique (fluides d’origine terrestre) et les fluides essentiels (fluides
d’origine cosmique). Tous ces fluides sont bien évidemment d’origine naturelle.
Le principe de la haute magie est l’utilisation et la combinaison de tous ces
fluides.
Les fluides vitaux permettent à l’homme d’agir sur lui-même ou sur ses
semblables par l’intermédiaire du magnétisme. On peut également agir sur le
monde extérieur et donc sur les éléments.
La magie utilisée pour l’être humain porte le nom de magie microcosmique et les
autres formes de magies entrent dans la catégorie de magie macrocosmique. De
même que les manifestations magiques et les incantations peuvent se faire sous
deux formes : La magicien est seul avec lui même ou en relation avec des
puissances obscures, ou le magicien est entouré d’adeptes ou d’initiés et la
cérémonie prend une tournure plus spectaculaire. L’église catholique, qui a
toujours combattue les rites magiques et la sorcellerie, a quand même adoptée un
rite de haute magie : L’exorcisme !
La magie peut se différencier en plusieurs catégories :
La Théurgie, véritable magie initiatique, pratiquée et transmise par des initiés
qui possèdent des connaissances supérieures à de nombreux scientifiques.
La Haute Magie, la magie usuelle, fondée sur un ensemble doctrinal rassemblant
les éléments d’un savoir théorique.
La Sorcellerie, qui est une magie déformée souvent confondue avec la Haute Magie
Charles Barlet définissait, en 1897, la magie cérémonielle comme « une opération
par laquelle l'homme cherche à contraindre, par le jeu même des forces
naturelles, les puissances invisibles de divers ordres à agir selon ce qu'il
requiert d'elles. A cet effet, il les saisit, il les surprend, pour ainsi dire,
en projetant, par l'effet des correspondances que suppose l'unité de la
Création, des forces dont lui-même n'est pas le maître, mais auxquelles il peut
ouvrir des voies extraordinaires. Delà ces pentacles, ces substances spéciales,
ces conditions rigoureuses de temps et de lieux qu'il faut observer sous peine
des plus grands dangers, car si la direction dirigée est tant soit peu manquée,
l'audacieux est exposé à l'action de puissances auprès desquelles il n'est qu'un
grain de poussière.
La Magie cérémonielle est l'ordre absolument identique à notre science
industrielle. Notre puissance est presque nulle auprès de celle de la vapeur, de
l'électricité, de la dynamite ; mais en leur opposant, par des combinaisons
appropriées, des forces naturelles aussi puissantes qu'elles, nous les
concentrons, nous les emmagasinons, nous les contraignons à transporter ou à
briser des masses qui nous annuleraient, à réduire à quelques minutes de temps
des distances que nous ne pourrions parcourir qu'en plusieurs années; à nous
rendre mille services. »
La magie pourrait donc se définir comme une « science encore inexpliquée » mais
as-t-on véritablement besoin de chercher à la comprendre ? Ne vaut-il pas mieux
l’accepter en tant que science nouvelle ?
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