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L’abominable Homme des neiges Abominable Homme des neiges, Yéti dans le nord-est du Népal (le mot signifie " créature magique "), Migö ou Migou (" Homme sauvage ") dans l'Himalaya ou encore Gang-Mi (" Homme des glaciers "), tous les sherpas himalayens ont entendu parler de lui. Certains l'ont même aperçu. On dit qu'il peut tuer un yack d'un seul coup de poing. Son origine se perd dans la nuit des temps, mais il est indéniable que le Yéti a toujours été présent dans les croyances du Tibet. De nombreuses expéditions ont tenté de le
localiser, voire même de le capturer, mais en vain. C'est un poème, écrit
au IVème siècle avant Jésus-Christ, Rama et Sita, qui mentionne,
pour la première fois, le Yéti.
Le premier témoignage visuel connu date de 1832, mais l'explorateur J.B
Fraser mentionnait des témoignages sur un étrange animal dès 1820. La
première découverte, immortalisée par une photographie, date de 1921 ;
photographie réalisée par le Colonel Howard-Bury, alpiniste de renom, sur
les flancs du Toit du Monde, le Mont Everest. Les sherpas (porteurs) de l'expédition, déclarèrent qu'il
s'agissait de traces du Metch-Kangmi,
un monstre vivant dans les montagnes. Metch-Kangmi
est un des noms qui désigne le Yéti.
Metch signifiant répugnant, Kang la neige et mi-homme. Le "
répugnant homme des neiges " était né ; la nouvelle fit le tour du monde. En
1925, dans le secteur de Sikkim,
M. Tombazi, un photographe grec, membre d'une expédition géologique
anglaise, aurait aperçu une créature de taille humaine, entièrement
recouverte de poils, possédant un crane de forme conique et marchant à
travers les rhododendrons. En allant à l'endroit où il vit la créature, Tombazi constata de nombreuses traces de pas. De retour
au village, qui servait de camp de base, Tombazi
informa les villageois qui lui dirent qu'il avait vu le démon Kanchenjunga.
On raconte qu'en 1938, le Capitaine d'Auvergue,
qui s'était perdu lors d'une tempête de neige, fut secouru et hébergé par
un Yéti jusqu'à ce qu'il puisse
rentrer chez lui. En 1951, Eric Shipton
découvrait et photographiait des traces sur le glacier Menlung
situé entre le Tibet et le Népal à plus de 6.000 mètres d'altitude. Les
traces mesuraient de 33 à 45 centimètres et semblaient avoir été faites
quelques minutes auparavant. En 1955, l'abbé Bordet faisait, lui aussi, la
même découverte. Toutes ces traces font appara”tre un détail pour le moins
étrange : le Yéti n'aurait que
quatre doigts. Une autre hypothèse veut que deux de ses orteils soient
tellement proches, qu'ils ne se distinguent pas dans les traces de pas. En
1953, Sir Edmund Hillary, premier homme à avoir escaladé le Mont Everest,
découvrait dans le monastère de Khumjung Gompa, un scalp de Yéti
conservé telle une relique sacrée. Ce scalp, vieux de 300 ans, a une
circonférence de 65 centimètres.
Au fur et à mesure des témoignages et des découvertes, il semblerait qu'il existe plusieurs sortes, races ou espèces de Yéti. Au Népal, vivrait le Grand Yéti, végétarien, mais qui peut devenir omnivore en cas de manque de nourriture. Dans le même secteur, on trouve également le Rakshi-Bompo, plus petit que le Yéti, mais beaucoup plus agressif et carnivore. Selon les zones géographiques, le Yéti peut être également appelé Bang, Bangjakri, Ban Vanas, et Van Manas.
Comme nous l'avons déjà dit, le Yéti semblerait avoir quelques points communs avec le Bigfoot. Il existe également ce type d'animal/humain en Russie, plus précisément dans le Caucase. Deux scientifiques de renom, l'historien russe Boris Porshnev et le professeur Rinchen, de Mongolie, ont effectué de nombreuses recherches dans cette région. Ils rencontrèrent des fermiers témoins de rencontres avec des Yétis. Les scientifiques, eux-mêmes, purent observer quelques spécimens. Au XIXème siècle, le Colonel Nikolai Prsvalsky, lors d'une exploration de la Mongolie et du désert de Gobi, rapporte avoir aperçu des créatures marchant sur deux pattes, comme les hommes, de taille inférieure à l'humain. L'affaire fut étouffée par le gouvernement impérial. Les habitants de cette région appellent ces créatures : les Almas. En Azerba•djan, les forêts sont peuplées d'Abanauyus, les hommes des forêts, et celles du Kazakhstan de Kiik-Adam. Dans les deux cas , nous retrouvons des créatures ayant de nombreux points communs avec le Yéti ou le Bigfoot. En Sibérie, des paysans affirment que des Chuchunaas, sorte d'hommes des cavernes de deux mètres de haut, leur ont dérobé des provisions de nourriture.
Tous ces témoignages émanant de différents pays et continents laissent la part belle aux légendes d'hommes des bois ou d'hommes sauvages. Mais comme toutes les légendes ont un fond de vérité, on peut être amené à se demander si nous, les humains, connaissons tous les recoins de notre planète et tous ses secrets. Malgré toutes ses légendes et ses mystères, il ne faut pas oublier que le Tibet n'est pas une province chinoise et qu'isolé du reste du monde, ce pays souffre.
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